Présentation

Jusqu’à mes cinq ans, je ne réalisais pas que je n’étais pas une fille.
Un de mes premiers souvenirs fut de m’être fait gronder par la maîtresse d’école pour être allé dans les toilettes des filles. Toujours dans la même tranche d’âge, j’ai réalisé que j’étais différent des autres garçons. A l’âge de neuf ans, j’ai refusé de me faire couper les cheveux et je ne l’ai pas fait avant mes 16 ans tellement que c’était difficile pour moi psychologiquement.

A l’école, c’était très difficile pour moi. J’ai été victime quotidiennement d’harcèlements et d’intimidations à cause que j’étais un garçon fin, féminin que je n’aimais pas le football et pour avec les cheveux longs. Tous se moquaient de moi car j’étais à l’inverse de ce que pouvait représenter la sexualité en termes de genre.

Grâce à YouTube, j’ai appris ce que signifiait « trans ». Je ne savais pas qu’il y avait un terme pouvant représenter ce que je ressentais. Un déclic s’est produit dans ma tête et j’ai compris que cela pouvait expliquer les problèmes que j’avais eus.

J’ai commencé ma transformation et à prendre des hormones à partir de 16ans.
Le but étant aligner mon corps sur ce qu’il aurait dû être à la naissance. Etre né avec le bon corps aurait été plus simple.

Je ne l’ai jamais vraiment dit à ma famille. Ils se doutaient bien quand j’avais commencé ma transition. Un jour ma mère me fait : au fait ?… C’est qu’elle m’a demandé si j’étais transsexuelle quand j’avais environs 19 ans. Je me suis dans ma tête : Tu es aveugle ?

Au quotidien, je ne dis pas aux gens que je suis transgenre.

Le truc avec les personnes trans, c’est que nous nous sentons très normaux. C’est ainsi que nous sommes, c’est seulement lorsque les gens disent que « vous n’êtes pas normal » que vous vous sentez différent.

J’ai toujours été extrêmement féminine, je me suis toujours senti comme une femme. Je peux dire que je ne me suis jamais vraiment senti comme un garçon, je devais juste vivre comme tel pendant les 16 premières années de ma vie.

Les personnes trans sont comme tout le monde, nos idéaux dans la vie, sont d’être heureux, d’être respectée d’être à l’aise. J’ai eu des gens qui m’ont dit ouvertement qu’ils avaient des préjugés sur les transsexuels mais dès qu’ils m’ont rencontré, ils ont mieux compris. C’est qui je suis et la façon dont je suis qui compte, il n’y a pas de réelle différence entre moi et les personnes non trans.

Quand je suis allé à l’université, j’ai appris certains transsexuels ont fait la transition, j’en ai parlé avec mes maître et ils ont dit que les gens comme moi, ne font pas ça, ils ont dit marie-toi simplement et tout disparaîtra ; c’était de cette manière qu’était perçue les choses à cette époque-là, comme pour les gays et les lesbiennes.

J’ai donc été persuadée que je devais me marier. Après trois ou quatre mois j’ai dit à mon ex ce que je ressentais et au début, il a été très favorable. J’allais dans un groupe de soutien une fois par semaine.

J’avais un week-end par mois pour m’habiller et aller en boîte avec d’autres filles de Manchester.

Mais la transformation coûte cher, et à 16ans, je n’avais que très peu de moyen pour me permettre d’acheter mes dosent quotidienne d’hormones. Aussi, plus les hormones faisaient effets, plus il était difficile de tenir une bonne érection pour satisfaire mon petit ami. Bien que me sentent femme, je préfère me faire pénétrer passivement qu’être active, je voulais également donner du plaisir à l’homme que j’aimais. Il a fallu que je me fournisse également en Viagra, très difficile à obtenir à cet âge-là et passer par le médecin était quasi impossible. Donc il fallait se tourner vers internet, avec le lot d’arnaque, de site pas fiables et des douanes. Déjà que pour les hormones, il fallait également que je passe par des filières pas vraiment net non plus car il était interdit de fournir ce type de médication à des mineurs en Angleterre et aussi que je souhaitais rester discrète sur mon changement.

Me suivre ….